
ARCHÉOLOGIE, MIEL ET TRADITION
Le Cerro de la Mora, situé à environ quatre kilomètres de la commune, sur la rive gauche du fleuve Genil, est bien plus qu’un site archéologique. Cette colline artificielle formée par des siècles d’occupation humaine a révélé des céramiques de l’Âge du bronze final jusqu’à des structures romaines, en passant par un important établissement ibérique. Les archéologues ont documenté ici une séquence culturelle unique en Andalousie, avec des découvertes telles que des fours métallurgiques, des silos de stockage et une nécropole wisigothique témoignant de la continuité du lieu en tant qu’espace sacré.
Le patrimoine inclut l’Église de Notre-Dame des Angoisses, avec sa tour élancée construite il y a cent ans grâce au mécénat de Doña María de Coca et le pont sur la rivière Cacín de 1933, qui ouvrit le village au commerce avec la côte. Mais c’est le quartier des grottes qui raconte le mieux l’histoire sociale : au XIXe siècle, la majorité vivait dans des grottes sur la colline du Pico Grajo, certaines aujourd’hui restaurées pour le tourisme rural. Une promenade dans des rues escarpées et des façades blanchies à la chaux qui séduit par sa beauté. Et le Centre Apicole dans l’aire de loisirs Los Pinos offre une expérience unique : se vêtir en apiculteur et découvrir le monde des abeilles, établissant un lien millénaire entre humains et pollinisateurs. Les installations comprennent des ruches d’observation, des ateliers
